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Les rapports sexuels entre hommes, le commerce du sexe, deux facteurs à risque pour l'infection VIH qui se développent dans certaines régions du Sénégal, ‘'plombent'' les succès du Sénégal salués par la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisme des Nations unies de lutte contre le sida (ONUSIDA).

Un rapport de l'ONUSIDA sur la pandémie rendu public mardi matin au Palais des Nations unies à Genève révèle qu'au Sénégal, la prévalence chez l'adulte se maintient à moins de 1% (0,4 et -1,5%).

Le document signale des niveaux deux fois plus élevés respectivement (2,2% et 2%) dans les régions méridionales de Ziguinchor et de Kolda, se fondant sur des études du Centre de recherche pour le développement humain et des données d'une enquête démographique et sanitaire effectuée en 2005).

Le commerce du sexe semble toujours être le principal moteur de l'épidémie au Sénégal: la prévalence du VIH peut atteindre 30% parmi les professionnel (le)s du sexe à Ziguinchor, par exemple, et le risque persiste de voir le VIH se propager depuis ces professionnel (le)s et leur clientèle vers la population générale.

Des études en cours, précise le rapport, sont en train d'identifier un facteur jusqu'ici mal connu de l'épidémie au Sénégal: les rapports sexuels entre hommes en tant que facteur de risque pour l'infection à VIH.

Une étude menée dans cinq zones urbaines (Dakar, Kaolack, Mbour, Saint-Louis et Thiès) a mis en évidence une prévalence de 22% pour le VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. La plupart (94%) ont déclaré, par ailleurs, avoir des rapports sexuels avec des femmes aussi.

La même étude souligne que cette population pourrait constituer un point potentiel pour la transmission du VIH aux femmes qui, normalement, n'encourent qu'un faible risque d'infection.

Environ la moitié seulement des hommes qui ont pris part à l'étude ont mentionné avoir eu recours au préservatif pendant leurs rapports avec une femme ou avec un homme au cours du mois précédent.

Au Sénégal, la prévalence du VIH chez les adultes est encore la plus faible en Afrique subsaharienne. La prévalence chez l'adulte ne dépasse 4% qu'en Côte d'Ivoire. Dans plusieurs autres pays, notamment ceux du Sahel, elle ne dépasse pas 2%.

Le Sénégal devra, à l'instar des autres pays mieux développer sa politique de prévention, tout en continuant le traitement pour toucher davantage les groupes à risque, selon Peter Piot, le directeur de l'ONUSIDA,

Selon le rapport, le nombre total de personnes vivant avec le VIH en 2006 est estimé à 39,5 millions, le nombre d'infections à 4,3 millions et les décès dus au Sida à 2,9 millions.