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Photo: M. Abdou Fall avec Mme Maïga Zeinab Mint Youba, Ministre de la Santé du Mali ( Genève)

" Inadmissible! 80 pour cent de la population mondiale ne disposent pas de médicaments" se désole M. Parrot. Selon l’OMS, un médicament sur dix vendu dans le monde est un faux, dénué de tout effet thérapeutique. Près de 25% des médicaments administrés dans les pays en voie de développement sont des produits de contrefaçon ou de qualité inférieure. Certaines estimations évaluent le chiffre d’affaires mondial généré par le commerce des médicaments de contrefaçon à plus de 32 milliards de dollars par an. Au moment de la mondialisation du droit à la santé des pauvres n'ont aucune solution vu la cherté des médicaments fabriqués au Nord que de s'agripper à des faux, décrits comme efficaces et bon marché.

Ils se tuent, inconsciemment mais sûrement. Les contrefacteurs eux, s'enrichissent et restent impunis. Dès lors peut - on raisonnablement assimiler le problème de la contrefaçon de médicaments à celui de la contrefaçon en général : ce serait une très grave erreur.

En effet, la plupart des médicaments contrefaits ne contiennent pas la quantité annoncée de substance active, cela peut même aller jusqu’à la situation extrême où ils ne contiennent pas du tout de substance active. Les médicaments contrefaits utilisés en cas de maladies chroniques peuvent donc nuire à la santé des patients et même les tuer, annoncent les spécialistes de la médecine orthodoxe. Message qui semble être bien reçu par les politiques. S'exprimant à l'occasion de la 8ème rencontre du LEEM, le ministre sénégalais de la santé veut engager ses collègues francophones à déclarer la guerre totale aux contrefacteurs. Lire également les réactions de Mme Missambo, ministre de la santé du Gabon et du Dr Jean Pierre Parrot, président de la Fédération internationale des pharmaciens .

GENEVE - Invité à la réunion du LEEM ( Le groupe des entreprises du médicament) en marge de l'assemblée générale de la santé, M. Abdou Fall, ministre sénégalais de la santé a fait une sortie très musclée contre les contrefacteurs). Pour le ministre " Nous sommes aujourd'hui confrontés à la sécurité des soins et la lutte contre la contrefaçon qui constituent des thèmes de portée générale qui traversent les continents". Et de s'expliquer sur sa sortie fort appréciée par les professionnels de la santé, et peut - être excessive pour d'autres: "J'ai déclaré que la contrefaçon est un crime contre l'Humanité. Comment comprendre qu'une personne ose appliquer un non traitement sur celui qui est en état de maladie. Je considère qu'il n' y a pas d'acte d'inhumanité aussi féroce que cela. Choisir de spéculer pour des gains faciles en prenant comme cibles des personnes malades. Quelqu'un qui pose un tel acte ne mérite pas d'être considéré comme un être humain. Ceux qui se livrent à de telles pratiques mérietent un traitement comparable à celui qui s'applique à ceux qui se livrent à des actes contre l'Humanité.

Même son de cloche du côté gabonais, Mme Paulette Missambo, ministre d'Etat, ministre de la Santé estime pour sa part : " Vous savez que la lutte contre la contrefaçon est très importante pour les pays d'Afrique secoués par ce phénomène. Il était important donc de participer à la réunion du LEEM qui constitue un lieu d'échanges. Nous avons focalisé nos discussiosn sur la contre façon et le déficit en ressources humaines. Le fait d'avoir des entreprises du médicament qui s'intéressent à ces sujets est très intéressant pour nos pays qui ne disposent pas de mécanismes de surveillance. Ces entreprises se sont engagées à aider nos pays d'avoir la législation appropriée pour lutter contre la contre façon. L'Afrique concentre 24 pour cent des pandémies et ne dispose que de 3 pour cent du personnel de santé. C'est donc un défi. Nous sommes engagés à faire bénéficier nos pays de l'éducation, du bon usage des médicaments et de l'utilisation des médicaments de bonne qualité".

Par ailleurs, Abdou Fall qui souligne que " Le LEEM constitue un espace d'échanges entre professionnels de la santé et les décideurs en vu de partager des analyses et des préoccupations pour obtenir une vision commune sur certains problèmes liés à la santé des populations", a plaidé pour une politique de formation adéquate afin de faire face au déficit en ressources humaines en Afrique. A ce sujet il a déclaré: " la situation est aussi préoccupante pour l'Afrique. L'Afrique avec 14 pour cent de la population mondiale, supporte 24 pour cent du fardeau de la maladie mondiale et ne dispose que de 3 pour cent du personnel de santé. Le Continent africain est confronté donc à un déficit structurel particulièrement handicapant pour ce qui concerne la prise en charge de la maladie et la qualité des soins. La journée mondiale de la santé a eu pour thème la question des ressources humaines. Je considère qu'on ne peut pas prendre en charge la sécurité et la prise en charge des soins sans la définition d'une politique de formation adéquate par les pays sous - développés en général et africains en particulier".

Même si son pays a fait des efforts reconnus par l'UNICEF et l'ONUSIDA en matière de lutte contre le SIDA et que le Sénégal consacre une enveloppe assez importante pour la santé des populations Abdou Fall, a fait un diagnostic sans complaisance de la situation sanitaire dans son pays: " Le Sénégal a un budget de santé qui s'élève à 80 milliards de FCFA, soit 10,5 pour cent du budget national de manière relative. C'est certes des efforts louables mais il nous faut poursuivre la politique de formation de nos spécialistes surtout en gynécologie et en anesthésie mais aussi dans le domaine paramédical. Nous manquons de sages femmes. Ceci n'est pas acceptable".


Mme PAULETTE MISSAMBO, MINISTRE D'ETAT MINISTRE DE LA SANTE DU GABON : " Nous ne voulons plus entendre: " je meurs de paludisme parce que je n'ai pas d'argent"

Interrogée à l'occasion de la rencontre du LEEM, la ministre de la santé en compagnie de l'ambassadeur du Gabon auprès des Nations - Unies, a révélé qu'un plan de développement sanitaire à la prévention est initié dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Des centres de prise en charge totale ( incluant consultation, fourniture de médicaments, hospitalisation etc) des femmes enceintes et des enfants sont créés pour éviter qu'on dise " je meurs de paludisme parce que je n'ai pas d'argent". Mme Missambo dit que son pays généraliser cette pratique sur le territoire national pour mieux faire face à l'épidémie du paludisme.
A l’occasion de la 59ème Assemblée Mondiale de la Santé, les Entreprises du Médicament réunissent comme chaque année les autorités de santé des pays francophones. Cette rencontre a permis de faire un point sur la lutte contre les pandémies et l’accès aux soins dans ces pays, ainsi que sur les partenariats entre les Entreprises du Médicament et les autorités de santé des pays concernés, pour améliorer la réponse aux besoins des populations.
A cette occasion, Madame Maïga Zeinit Mint Youba, Ministre de la Santé du Mali et Monsieur Mohamad Jawad Khalife, Ministre de la santé du Liban, ont fait part des actions mises en place dans leurs pays pour répondre à la lutte contre les pandémies.
Mme Paulette Missambo, situe les enjeux de cette reoncontre: "L'intérêt principal, c'est la discussion qui a lieu autour des ressources humanines et des médicaments. Vous savez que la lutte contre la contrefaçon est très importante pour les pays d'Afrique secoués par ce phénomène. Il était important donc de participer à la réunion du LEEM qui constitue un lieu d'échanges qui s'est focalisé cette année sur ces deux sujets". Pour elle : "Le fait d'avoir des entreprises du médicament qui s'intéressent à ces sujets est très intéressant pour nos pays qui ne disposent pas de mécanismes de surveillance. Ces entreprises se sont engagées à aider nos pays d'avoir la législation appropriée pour lutter contre la contrefaçon. L'Afrique concentre 24 pour cent des pandémies et ne dispose que de 3 pour cent des ressources humaines. C'est donc un défi. Nous sommes engagés à faire bénéficier nos pays de l'éducation, du bon usage des médicaments et de l'utilisation des médicaments de bonne qualité".
D'ailleurs concernant le volet sensibilisation, un programme éducatif sur le médicament et son bon usage est développé. C'est le fruit d'un partenariat entre Synergies Africaines contre le sida et les souffrances (association créée par les Premières Dames d’Afrique) et des Entreprises du Médicament, car a -t- on souligné: " le médicament n’est pas un produit comme les autres, parce que les enfants sont les utilisateurs d’aujourd’hui et de demain du médicament, Synergies Africaines et les Entreprises du Médicament ont décidé d’unir leurs efforts pour développer un module éducatif et d’information sur le médicament et son bon usage". Ce module s’inspire de celui développé par les Entreprises du Médicament en France, en partenariat avec l’Education Nationale et les Professeurs des Sciences de la Vie et de la Terre. Les documents en cours de réalisation seront disponibles pour la rentrée scolaire. Une première phase test du programme se déroulera au Cameroun, notamment, selon le LEEM.

Dr Jean Pierre PARROT, Président de La FIP , de la Conférence Internationale de l’Ordre des Pharmaciens et du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens ( France): "80 pour cent de la population mondiale sont privés de médicaments"

Photo: Dr Jean Pierre PARROT, Président de La FIP, M.Yoda, Ministre de la Santé du Burkina Faso, Dr. B. Kressmann, Affaires Européennes et Internationales ( LEEM), M. Lemoine Vice Président Délégué du LEEM.

Docteur. C'est quoi un médicament?

Ce n'est pas une marchandise. C'est un produit particulier destiné à traiter une trouble mineure ou une maladie et se prend avec des règles particulières qui nécessitent l'avis d'un pharmacien ou d'un médecin.

Qui a le droit de prescrire un médicament?

Le médecin

En cas de problème, qui est responsable?

Les professionnels de santé sont co - responsables, c'est à dire le médecin et le pharmacien.

Quels sont les dangers des médicaments dits de contrefaçon?

Non évalués par les autorités sanitaires, leur mise sur le marché peut être très toxique car ne respectant pas les doses de principe actif ou n'en disposant pas. Le malade est ainsi en perte de sens thérapeutique.

Comment attérissent - ils sur le marché?

Ces médicaments attérissent souvent parce qu'ils sont achetés par des contrefacteurs à bas prix ou proposés à l'unité sur les marchés.
Quand ils sont proposés à l'unité, ils sont parfois plus chers qu'une boîte achetée à la pharmacie.

Les génériques sont - ils de bons médicaments?

A la condition générale qu'ils aient été évalués dans les mêmes conditions que le produit princeps ( origine).

Que proposez - vous pour un bon usage des médicaments?

Le médicament doit être prescrit par un médecin et vendu par un pharmacien qui sont les seuls professionnels habilités dans ce domaine. C'est pourquoi si vous voulez un conseil n'achetez jamais un médicament sur Internet.

Combien de médicaments circulent dans le monde?

Environ 7.000 molécules circulent dans le monde. C'est à dire 50.000 spécialités qui sont des médicaments dont la formule est déposée par un laboratoire.

Qui en profitent?

Un quart de la population de la planète consomment des médicaments. 80 pour cent de la population mondiale en sont privés. Ce n'est pas admissible au moment de la mondialisation et de la juste répartition des droits à la santé.


Dossier réalisé par EL HADJI GORGUI WADE NDOYE