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LAUSANNE- Voici un raccourci de l’interview exclusive publiée dans le « Soleil » que Youssou Ndour a accordée à notre directeur.

Nations – Unies, Afrique, son projet d’une télévision culturelle, et son prochain album.
You, comme l’appellent ses amis et fans, est dans le « Petit Larousse».

Lauréat du Grammy Awards en février 2005, reçu en avril par le Congrès américain pour son combat contre le paludisme, « coup de cœur » de la 25ème édition du festival Balélec de l’Ecole polytechnique de Lausanne ( Suisse), Youssou Ndour, comme vous ne l’avez jamais entendu s’exprimer.Car il s’agit de valeurs et de principes à défendre !

Ambassadeur de différentes organisations des Nations – Unies (UNICEF, BIT, OMS avec le « programme Faire reculer le paludisme», Youssou Ndour, vous êtes présenté comme « l’alchimiste » et «l’ambassadeur le plus efficace d’une Afrique humaniste qui ne se dévoile totalement que par la culture». Les Nations – Unies, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’Institution mondiale, vous ont chargé de préparer à Genève, en octobre 2005, un concert à leur image. Qu’est ce que cela représente pour vous?

« Je voulais vous dire que j’ai toujours cru aux Nations – Unies à ses activités surtout celles au profit de l’enfance. Je soutiens l’organisation que nous devons tous renforcer et soutenir. Nous devons tous être solidaires autour des Nations – Unies pour que le monde aille mieux. Pour que les Nations – Unies continuent à jouer leur rôle d’arbitre de tous les peuples du Monde.J’ai eu l’honneur d’être plusieurs fois nommé ambassadeur par l’UNICEF, le BIT, et tout récemment par le programme « Faire reculer le paludisme » de l’OMS. C’est un honneur et une reconnaissance que les gens me demandent d’organiser quelque chose qui ressemble un peu à l’image des Nations – Unies »

Nous pensons que vous faites référence un peu à son éclectisme, à sa diversité et probablement à son unité. Comment allez – vous y prendre ?

« Ce que j’ai envie de faire, c’est d’utiliser tous les continents et regrouper autour de moi des gens crédibles musicalement et avec qui j’ai fait des choses pour marquer les soixante ans de l’ONU à Genève. C’est encore un honneur et un défi et je pense que je suis capable de réussir le pari. C’est aussi une grande réponse à ceux qui pensent que tout ce qui va bien, et tout ce qui est bien doit nécessairement provenir de l’Occident.
J’ai commencé déjà à travailler sur le projet avec des artistes qui ont compris le sens et la portée de l’événement »

Pouvez – vous citer quelques noms d’artistes que vous avez invités?

« Oui. Il y aura entre autres, Gilberto Gil, Sacamoto, Axel Red. Il y aura aussi quelqu’un qui viendra des Indes et un autre de l’Amérique du Nord. C’est ce que je peux vous dire pour le moment »

Vous dites qu’il y a une nouvelle Afrique que vous chantez « New - Africa». Pensez – vous que les Occidentaux ont compris votre message ? Vont – ils changer l’image négative qu’ils ont de l’Afrique ?

« D’abord, j’aimerais dire qu’il nous faudrait, nous Africains, essayer d’être honnêtes avec nous - mêmes. Nous ne pouvons pas mettre de paravent à nos réalités en refusant de voir les problèmes. Maintenant, nous devons aussi montrer qu’il y a d’autres choses plus intéressantes en Afrique. Vous voyez les média s’intéressent beaucoup plus à des choses « pas normales ». Ce que je ne critique pas. Mais moi, je pense que nous pouvons à travers la musique montrer une autre image du Continent.

Des artistes, comme moi, sont basés en Afrique et faisons le tour du monde. Nous retournons chez nous après les concerts. Ecoutez, si l’Afrique était la galère comme elle est décrite de manière incessante par les média occidentaux, nous qui avons les possibilités de vivre en Occident, nous pourrions changer de résidence. Je trouve que cela se passe très bien et que l’Afrique a beaucoup de possibilités. Nous sommes par ailleurs responsables, nous Africains de certains problèmes qui secouent le Continent. Moi je ne prétends rien du tout. Je fais ma musique et si je trouve que je peux lancer un message, je le fais. Il y a des gens en Occident qui sont ignorants et qui ont une idée arrêtée de l’Afrique dont ils collent une image négative. Pour eux, ça ne change pas. Je crois, très profondément que ce sont les fils de l’Afrique qui doivent se mobiliser pour changer cette image »

Quels sont vos projets d’avenir ?

« Oui, j’ai des projets de musique, d’albums, des idées. C’est le plus important. Dans la musique quand on fait plus de 25 ans autour d’une carrière, on doit se demander toujours si on a encore la passion. En ce qui me concerne, je suis encore très passionné, j’aime les rencontres, les innovations… Je vis en Afrique et le fait d’y investir, est pour moi, un moyen de reconnaissance à cette population qui doit recevoir un pourcentage de mes biens. C’est lui témoigner toute ma reconnaissance pour sa contribution dans ce que je suis devenu aujourd’hui. Une des manières de rendre la balle, est d’investir, de créer des emplois surtout pour les jeunes, car je sais que c’est parfois très difficile. Je n’ai pas d’autres projets économiques car je ne compte pas sur ça pour vivre. J’ai créé des choses, comme vous l’avez - dites, qu’il faut pérenniser. Je pense aussi, qu’il faut que d’autres prennent la relève. Je pense aux artistes, au monde du sport, du cinéma. Tous ces gens qui ont un succès fulgurant de par le monde afin qu’ils prennent le flambeau et investissent dans leur pays »

Youssou, nous savons que vous êtes une personnalité très discrète. Mais si nos informations sont correctes, vous avez aussi un projet de télévision qui vous tient particulièrement à cœur. Est - ce vrai ?

« Je pense qu’aujourd’hui avec les satellites, nous sommes envahis par d’autres cultures. Ce qui n’est pas mal mais si nous n’ouvrons pas les télévisions avec des contenus africains, nous aurons toujours des problèmes. Nos enfants vont ignorer énormément de choses. Et je crois que dans cette mouvance là, moi qui ai déjà créé une radio et qui tends le micro au peuple, je me dis : Pourquoi pas une télévision ? Car j’ai des idées autour des contenus et une vue d’ensemble assez claire. Ce n’est pas une histoire de business, ni de pouvoir. Rien du tout de cela. Il s’agit, et je pense qu’il est temps aujourd’hui que l’Afrique dispose de télévisions qui véhiculent ses propres cultures.

Comment conserver nos cultures ou les proposer face à l’émergence des satellites qui nous viennent de partout ? Nos cultures sont absorbées par d’autres réalités et contenus venus d’ailleurs. Je pense que ce n’est pas normal. Il nous faudrait dès lors, libérer nos télévisions en leur donnant un contenu africain. Pour des raisons politiques ou stratégiques, certains décideurs, certes on peut les comprendre, à cause des dérapages, ont peur d’ouvrir l’espace médiatique audiovisuel. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est une télévision culturelle. Oui. Je m’intéresse à un projet de télévision culturelle mais ce n’est pas quelque chose que j’attends et pour lequel je me bats pour l’avoir. Je vis au Sénégal et si on libère les télévisions et que je me présente avec un contenu, il sera convaincant »

Youssou, après les Nations – Unies, l’Afrique, vos projets revenons sur votre carrière d’artiste. Quel est à l’immédiat votre avenir musical ?

« Je suis en train déjà de travailler sur un nouvel album »

Et qui sortira quand ?

« L’album sortira cette année peut – être pendant l’été. Comme d’habitude sous forme de cassette et en primeur au Sénégal, comme d’habitude. Ensuite en début 2006, il sera disponible, un peu partout dans le monde. Je suis assez content du travail qui se concocte avec le Super Etoile »

Est ce dans le même style qu’ « Allah » qui vous a valu le Grammy Awards en février dernier ?

« Non, Allah, c’est une parenthèse dans ma carrière. C’est un album différent, si vous voulez, spirituel. Mais ce nouvel album aura aussi des choses très intéressantes. Ce sera du vrai Youssou Ndour, avec de la musique sénégalaise et africaine »

Donc, du Mbalax pur et dur ?

« Oui. Oui. Bien sûr. Du Youssou Ndour pur, mais Youssou Ndour, c’est l’album Egypte( Allah), c’est Seven Seconds ( NDLR chanté avec Neneh Cherry en 1994 et vendu à 1 million d’exemplaires et qui lui a valu son premier disque d’or).
Donc, on aura Youssou Ndour dans toutes ses facettes et styles qui apparaîtront dans ce nouvel album.. Ecoutez, j’ai la chance d’avoir toutes ces opportunités, alors, je ne les lâche pas »