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Les gens les plus pauvres d'Afrique paient les prix les plus élevés au monde pour l'énergie. En absence d'accès aux sources d'énergie propres, plus de la moitié de la population du continent est contrainte de recourir au bois de chauffage et au charbon de bois – des options économiquement inefficaces et dévastatrices pour l'environnement, constate Michael Moeller, le directeur général des Nations Unies, à Genève, à l’occasion du vernissage de l’exposition « Lumières d’Afriques » qu’abrite le Palais des Nations du 13 mars au 31 mars 2017.  

GENEVE- (Suisse)- Après avoir brillé pour la première fois en prélude à la COP 21 au Palais de Chaillot, lieu mythique pour les Nations Unies (siège éphémère et signature de la charte des Droits de l’Homme), « Lumières d’Afrique » a pour vocation de porter son message d’espoir dans le plus grand nombre de pays africains. Elle a également pour vocation d’exposer à l’ensemble du monde l’incroyable vitalité de la création contemporaine africaine avec ses 54 œuvres lumineuses de 54 artistes africains contemporains. L’exposition illumine depuis le 13 mars et pour trois semaines, le Palais des Nations, à Genève, en pleine session du Conseil des Droits de l’Homme. « Lumières d’Afriques », constitue selon Matthias Leridon, Président de TILDER, un des leaders européens du conseil en communication et initiateur de l’exposition : « un geste politique exceptionnel des artistes en faveur de l’accès durable du continent à une énergie propre ». L’exposition est aussi un symbole fort qui affirme le développement durable des peuples comme un droit de l’Homme fondamental poursuit M. Leridon. L’Afrique a peu contribué au changement climatique mais elle paye un prix élevé quant aux conséquences du réchauffement « certaines grandes villes font face à des coupures d’électricité au quotidien », regrette l’ONU qui en collaboration avec la Francophonie, l’Union africaine et l’ONG African Artists for Development Fund abrite cette magnifique exposition qui s’inscrit dans la poursuite des objectifs de développement durable, notamment l’objectif 7 qui demande «… l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable ». 

 

De même dira Michael Moller dans un discours lu par Corinne Momal Vanian « l’énergie est aussi essentielle pour atteindre d’autres objectifs ».  Car l’énergie est au cœur de tous les enjeux du XXIème siècle, analyse Matthias Leridon : « l’énergie, c’est la vie ! Il n’y a pas d’éducation, pas de santé, pas d’environnement durable sans énergie propre. Et l’Afrique vit dans ce domaine un paradoxe unique : ses ressources en matière d’énergie non carbonée sont quasi-illimitées mais la connexion des peuples africains à l’électricité reste encore pour beaucoup à créer ». Antoine Barbry, Ambassadeur Représentant par intérim de la Francophonie est du même avis: « Les infrastructures énergétiques déficientes sont un frein insupportable au développement de l’Afrique » car dit-il : « c’est une nouvelle frontière qui doit être franchie avec l’aide de tous les partenaires » comme il soutient que : « le geste artistique sans équivalent de cette exposition (54 artistes de 54 pays autour d’un seul thème) ne met pas en place les infrastructures mais il braque les projecteurs, sur ce problème, et sensibilise le grand public qu’un discours purement économique laisse froid ». Pour M. Barbry, la Francophonie partage pleinement le message optimiste transmis par l’exposition. Il a ainsi salué le «dynamisme » du continent africain, « sa jeunesse, son bouillonnement créatif » qui  « peuvent devenir les phares d’un monde tiraillé par des passions contraires ». Le représentant de la Francophonie a remercié très chaleureusement les « Fondations comme celle d’African Artists for Development qui s’engagent pleinement sur ce mot d’ordre avec l’ambition de faire connaître au plus grand nombre les richesses matérielles, mais aussi les richesses humaines et culturelles » du continent africain. 

Un tour à Addis Abeba

Pour l’Ambassadeur Jean Marie Ehouzou : « ce vernissage témoigne de la diversité et de la richesse dont regorge l'Afrique dans le domaine de l'art », ainsi a –il félicité « les 54 Artistes africains qui s'engagent à travers leurs prestations dans une même gestuelle artistique pour révéler au monde entier l'incandescence des arts, de la culture et de la pensée à l'échelle du Continent. » Très ému, l’ancien ministre des Affaires Etrangères du Bénin et représentant permanent de l’Union africaine a recommandé à M. Leridon de montrer les œuvres au siège de l’Union africaine à Addis Abeba : «  ces œuvres devront faire le tour du Continent et faire une escale à Addis-Abeba siège de l'Union Africaine » et de conclure : « En tout cas ce qui est réalisé ici et qui honore le Continent ne sera pas oublié ». 

Aux côtés des huit artistes présents et salués à la mesure de leur travail magistral autour de la thématique de l’énergie, on notait l’intérêt des diplomates, des fonctionnaires internationaux, du nombreux public métissé venus assister au vernissage de l’exposition qui se passe juste à un étage de la salle du Conseil des droits de l’Homme. Et l’invite de Michael Moller retentit encore dans leurs oreilles :  il faut se « mettre au courant de l’Afrique à travers son art moderne. Je vous invite à court-circuiter tous les clichés et à découvrir avec un esprit ouvert ce continent dans toute sa richesse, toutes ses dimensions ». 

El Hadji Gorgui Wade NDOYE – Directeur des publications.