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Quelle est notre humanité aujourd’hui? Que faisons nous de la parole d'autrui? Autrui est-il l'enfer? Avec un an d’expertises fondées sur l’expérience de la parole, la conversation, la narration, la lecture, l'institut suisse de brainworking dirigé par François Keller et Ariane Schindelholz, a regroupé vingt cinq personnalités représentatives de divers secteurs d'activités pour donner un certain miroir de la Romandie. Connaissons-nous vraiment la Genève internationale, Lausanne la Ville Olympique etc? Ne passons nous pas souvent à côté des choses et des hommes sans répondre à leur interpellation? Casser la routine, s’interroger sur ses habitudes, c’est une attitude réflexive qui pourrait définir le brainworking. Ces 25 personnalités (ambassadeur Blaise Godet, le banquier Pictet, le journaliste Jean Philippe Rapp, l'ex ministre Carlo Lamprecht etc) sont tout de même des témoins d’une pratique (banque, service publique, horlogerie luxe...).

Inconsciemment, on se fait une idée de Genève banalisée, notamment quand on y habite : commerce international, organisations internationales, belle ville, transactions financières importantes. Il y a beaucoup de facettes et de strates à Genève, qui nous échappe. Genève est une ville complexe. Et quand on vit à Genève, si on n’est pas attentif, on rate quelque chose de cette complexité.

Diversité de la Genève internationale : il est intéressant de constater que même les personnes qui viennent d’ailleurs Suisses ou étrangers bien établis (Lausanne, Jura…) qui parlent de Genève, n'en parlent que partiellement. "Est-ce que ce n’est pas justement dans l’émigration, dans l’exil, que l’on devient plus attentif de l’endroit où on va, de la cité où on est accueilli?", s'interroge François Keller, directeur de publication de l'ouvrage collectif. Il y a une attention aux détails due au fait de l’exil. C’est pourquoi il faut également noter l’importance du voyage. Les voyageurs connaissent bien à Genève, le goût de l’hospitalité.

La conversation est la base donc de l’hospitalité. Il s’agit de donner une valeur à la parole qui se produit dans une rencontre entre des personnes. Est-ce que l’humanité considère la planète comme sa maison ? Ou la considère -t-elle comme une usine à gaspiller des ressources, une usine à tuer, à détruire? Est-elle devenue trop familière? Notamment avec Internet. Autant de questions, peut être sans réponses abordées avec Ariane Schindelholz et François Keller à l'Institut. Nous avons maintenant accès au monde entier. Le monde entier nous est familier, il n’y a plus d’effort à faire? On s’attribue l’étranger? Vraiment!

Le livre, le "Goût de l'hospitalité" qui sera présenté au public à la Salle des spectacles de Renens le 12 juin prochain, est une mine d'informations qui relate des trajectoires de vie. Une année s’est déroulée entre le premier entretien de la Rédaction avec Georges Haldas, ce grand penseur qui dit dans un calme audible:"La vraie hospitalité, c'est l'accueil sans étiquette", et la remise de la maquette à l’éditeur.

La transmission entre génération est également un point important à noter en ce qui concerne l’hospitalité. C'est ce qu'on ressent en lisant Carlo Lamprecht qui, à la page 50, explique "Quand j'allais à l'école au Tessin, il y avait un cours de bonnes manières". "On nous parlait de ne pas jeter un papier dans la rue ..." N'est ce pas là, le débat actuel sur la propreté et l'hygiène, le respect de l'autre, du bien public et la lancinante question de la violence ou du manque de respect des jeunes? A qui la faute? Que faire? Le préjugé social dirait qu’il y a une structure entre les jeunes, les actifs et les vieux. Ceux qui ont la chance d’être actif se trouvent presque capturés par leur activité. Les jeunes cherchent à y entrer. Donc comment raconter, entre générations, ce qui se fait dans chaque étape de notre vie ? L’hospitalité, c’est créer le lien social avant tout. Mais nos maisons, nos activités, permettent-elles aujourd'hui de converser?

"Depuis 60 ans, l’architecture a changé en Suisse.", remarque François Keller. D'ailleurs, l'architecte, Rino Brodbeck planche dans le livre sur "accueil et écriture de la demande." Les espaces ont été réduits. Mais si on réduit les espaces, au point où on n’est plus que deux, dans une pièce, où peut-il y avoir de la rencontre ? C’est juste un exemple pour montrer que même la gestion de l’espace joue un rôle dans l’hospitalité. C’est un problème que l’on peut traiter tant au niveau micro économique que macro-économique.

A travers ce livre, l’Institut confirme qu'il est premièrement, un laboratoire de recherches où l’on définit les stratégies d’interventions de formations avec le brainworking, c'est-à-dire la réflexion, la mise en valeur, et l’analyse des pratiques dans le travail. "Nous proposons avec cette association, différents produits et services. Le livre est un produit qui dénote d'une approche intellectuelle, « dépolitisée ».

La structure est financée par le produit de ses services, et les livres qu'il vend. Par ailleurs, il y a de temps en temps un coup de pouce ponctuel par projet, soit de la ville de Genève, soit de l’Etat de Genève.

Le prochain livre en prévision pour l’année 2008 est « le goût de la santé » qui mettra l’accent sur la valeur spécifique de certaines pratiques. Il s’agira là de la santé de l’environnement, la santé psychique, la santé au niveau médical, la santé d’une communication entre continents. "Nous allons donc parler de la santé dans sa globalité. Mais nous sommes encore en train de le construire.", révèle Ariane Schindelholz".

En ce qui concerne les hypothèses de personnalités à interroger, on avance déjà le nom de l'Africain Kofi Annan, qui habite à Genève, quand il n’est pas en mission. L'ancien secrétaire général de l'ONU a travaillé sur la globalité, sur des problématiques très complexes.
Contact: « Le goût de l’hospitalité », Editions Slatkine, 2007. Institut Suisse Brainworking, Rue Cavour 9. Internet: www.brainworking.ch


Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE.