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Par ELISE JACQUESON, Rédactrice en chef


Il y a une dizaine d’années, une jeune suissesse de 20 ans, Carine Koehler tombe follement amoureuse de l’Afrique lors d’un voyage au Kenya avec ses parents. S’étant jurée d’y retourner, elle repart en 2000 pour un périple d’une année au cours duquel elle rencontre en Zambie, Murray, un Australien qui deviendra son mari trois ans plus tard. Après quelques séjours en Australie et en Suisse, les jeunes mariés décident de repartir sur le continent qu’ils aiment tant.

En novembre 2004, les voilà embarqués direction l’Afrique du Sud avec un retour prévu à fin avril 2005. Arrivés le 11 novembre à Johannesburg, le couple se rend tout d’abord au Lesotho après avoir fait le plein de médicaments. Puis, ils s’émerveillent tour à tour au Swaziland et au Mozambique. Le 2 février, ils passent la frontière du Malawi, pays qu’ils sont particulièrement impatients de découvrir mais que Murray quittera vingt jours plus tard avec le cercueil de sa femme adorée.

Mardi 15 février, au soir: Carine commence à se sentir mal. Pensant que son état est lié à la nourriture, le couple ne s’inquiète pas et ce n’est que le jeudi que sa santé va se dégrader. Fièvre, vomissements, le couple se rend alors au dispensaire le plus proche tenu par des médecins irlandais. Les entendant rire avec son épouse, Murray se sent rassuré. Les médecins diagnostiquent un paludisme mais l’état de Carine n’a rien d’alarmant. Avec son mari, la jeune femme décide de ne prendre que de la quinine et de garder le Coartem pour les lieux les plus reculés qu’ils envisagent encore de découvrir. Pourtant, le piège est en train de se refermer sur elle, sournoisement. Car son état se stabilise et dimanche matin, Carine réclame même à manger. Un signe positif qui ne présage aucunement de la fin fatale qui l’attend quelques heures plus tard. Elle est atteinte du Plasmodium falciparum, la forme mortelle du paludisme, qui se révélera foudroyant faute de soins adéquats. Alors qu’elle fait la sieste. Murray la découvre soudain les yeux révulsés et ayant du mal à respirer. Très vite, elle tombe dans le coma. Plusieurs fois, sa respiration devra être réactivée. Faute d’oxygène et de médicaments dans les différents hôpitaux où ils se rendent, alors que tous les amis et les médecins tentent le tout pour le tout, Carine succombe dans une salle des urgences de l’hôpital de Mangochi, à 19h30. Autour d’elle, des centaines de patients attendent, résignés et témoin de la douleur de Murray, le Blanc qui vient de perdre sa jeune épouse. Carine avait 32 ans. Une fondation de lutte contre le paludisme porte son nom. Elle a été crée par son frère Jean-Michel et ses parents, Bruno et Béatrice Koehler.


La Fondation Carine lutte contre le fléau en Afrique

Pour les funérailles de Carine, le 3 mars 2005, ses proches n’ont pas demandé de fleurs mais indiqué un numéro de compte postal afin d’aider l’OMS à lutter contre le paludisme. Pour que la mort de leur fille et sœur ne soit pas vaine, ils décident immédiatement de mettre sur pied une fondation. En mai 2005, la Fondation Carine a soutenu l’action de Oumoul Khayry Sow, une jeune Sénégalaise de 20 ans qui se bat depuis l’âge de 15 ans pour informer la population dans les villages. C’est Jean-Michel Koehler, le frère de la disparue, qui a participé à la caravane de prévention contre le paludisme. Présente lors du concert contre la Malaria qui s’est tenu récemment à l’Arena, à Genève, la famille de Carine attend des dons et / ou des réactions du public. L’avenir? Jean-Michel annonce que « la Fondation va continuer à soutenir Oumoul mais également d’autres projets. Tout dépendra des moyens récoltés ». Pour l’heure, la Fondation peine à recruter des membres afin de combattre avec eux un virus qui pourtant, nous concerne tous.

Vous pouvez contacter la Fondation Carine à bbkoehler@bluewin.ch
Et verser vos dons sur le CCP 10 – 57081- 5, mention « Fondation Carine »